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ARTICLE FFVB : « CDF féminine : Une finale idéale ! »

La finale de la Coupe de France féminine oppose les deux équipes qui, depuis le début de la saison, font la course en tête en Ligue A, Béziers et Cannes. Déjà finaliste il y a un an, Béziers tentera de décrocher un premier titre, tandis que le Racing visera une… vingtième couronne !

Si l’affiche de la finale féminine de la Coupe de France est, comme chez les garçons, inédite, elle ne surprendra guère les observateurs : Béziers et Cannes occupent en effet les deux premières places de la Ligue A depuis plusieurs semaines et devraient les conserver à l’issue de la saison régulière, ce qui leur donnera l’avantage du terrain en playoffs. En attendant de penser au sprint final en Championnat, c’est donc une belle finale de Coupe qui les attend ce 10 mars à Paris, match qui s’annonce particulièrement indécis entre deux équipes très proches l’une de l’autre.

D’un côté, Béziers qui, un an après la première finale de Coupe de France de son histoire (défaite face à Venelles), est de retour à Coubertin, avec une équipe en grande partie renouvelée, désormais emmenée par la jeune attaquante tricolore Juliette Fidon, qui a su prendre la relève d’Helena Cazaute, partie l’été dernier à… Cannes, la pointue américaine Krystal Rivers, meilleure marqueuse de Ligue A, ses compatriotes Amber Rolfzen et Janisa Johnson, et la passeuse slovène Eva Mori.

Ce qui fait la force de la formation héraultaise qui, saison après saison, s’affirme comme une place forte du volley français et rêve d’un premier trophée national ? « Son mental à toute épreuve, répond son entraîneur Cyril Ong. Quelles que soient les conditions, on arrive souvent à se sortir de situations assez complexes, on ne lâche jamais rien, parce que l’ensemble des joueuses a envie de performer et de gagner. C’est un peu l’ADN de cette équipe et c’est sans doute grâce à ça qu’on arrive à aller au bout des choses. En tout cas jusqu’à maintenant, parce que le plus intéressant arrive maintenant ».

Le plus intéressant arrive donc le 10 mars avec cet affrontement face à une équipe de Cannes que les Angels ont battue deux fois cette saison en Championnat, mais qui semble bien décidée à redevenir la machine à gagner qu’elle a été pendant vingt ans, avec, à partir du milieu des années 90, 20 titres de champion de France et 19 victoires en Coupe (sur 23 finales) ! Ces deux dernières saisons, le Racing marchait presque à l’ordinaire (une Coupe gagnée contre Nantes en 2016, aucun titre de champion), d’où le renouvellement opéré au club l’été 2017, avec l’arrivée aux commandes de l’équipe de l’Italien Riccardo Marchesi et un groupe qui, déjà fort de joueuses confirmées comme Myriam Kloster et Nadiia Kodola, a vu débarquer la centrale des Bleues, Christina Bauer, une Helena Cazaute qui a fini de soigner sa blessure au genou, mais également la centrale belge Angie Bland et la expérimentée Italienne Nadia Centoni, de retour sur la Côte d’Azur, après trois saisons en Turquie.

Une Nadia Centoni qui se réjouit de retrouver Coubertin et le parfum si particulier des finales : « C’est notre métier de jouer des matchs comme ça, ce sont des moments qu’on aime bien. Jusqu’ici, je suis super contente de notre parcours, nous sommes à la lutte avec Béziers en Championnat et nous sommes en finale de la Coupe. Maintenant, nous n’avons rien gagné, il nous manque le plus beau ».

Le plus beau commencerait par une victoire samedi face à une formation biterroise que la Transalpine redoute : « C’est une équipe super forte, nous avons perdu deux fois contre elle, on sera donc très méfiantes et on va chercher à bien préparer cette finale, en essayant de bien analyser les défauts que nous avons eus sur ces deux matchs pour ne pas les répéter. En même temps, une finale est un match à part, où tout peut arriver, tu peux gagner 3-0 comme perdre 3-0, ça peut aussi être un match 3-2 interminable, chaque finale est une histoire particulière ». L’histoire de la finale 2017 avait été marquée par le succès inattendu de Venelles sur Béziers (3-2), qu’en sera-t-il de celle de cette édition 2018 ? Réponse le 10 mars vers 20h…

Source : Fédération Française de Volley-Ball

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